De plus en plus de personnes ressentent un mal être au travail. Fatigue, ennui ou sentiment d’inutilité… Mais sait-on vraiment que ce mal-être peut prendre plusieurs formes ? Le burn-out, le bore-out et le brown-out sont trois réalités bien distinctes. Elles ont pourtant un point commun : elles peuvent rendre le quotidien professionnel pesant, voire insupportable. Les comprendre, c’est déjà faire un pas vers une vie plus épanouissante.
Burn-out : quand tout devient trop lourd
Le burn-out est sans doute le plus connu de ces trois maux. Il s’agit d’un épuisement professionnel profond, lié à une surcharge chronique de travail. Les personnes concernées donnent tout, sans jamais vraiment récupérer. Résultat : leur corps et leur esprit finissent par dire stop. Dans ce contexte, retrouver du sens au travail devient essentiel pour se reconstruire et prévenir une rechute.
Les signes sont souvent visibles : fatigue extrême, perte de motivation, troubles du sommeil ou encore difficultés de concentration. Parfois, même les vacances ne suffisent plus à recharger les batteries.
Le burn-out touche souvent des personnes très investies, qui ont du mal à poser des limites. Il ne s’agit pas d’un simple coup de mou, mais d’un mal-être professionnel à prendre très au sérieux.
Bore-out : l’ennui extrême au bureau
À l’opposé du burn-out, le bore-out découle non pas d’un excès de travail… mais d’un manque total de stimulation. Il survient quand on ne se sent plus utile, qu’on passe ses journées à faire semblant d’être occupé, ou que ses missions sont trop répétitives ou dévalorisantes.
Les conséquences peuvent être lourdes : perte de confiance, démotivation, isolement social, voire dépression. On n’en parle pas assez, mais l’ennui prolongé au travail est aussi un mal être travail à ne pas négliger. Car ne rien faire, ou faire sans intérêt, use tout autant que trop faire.
Et surtout, le bore-out est sournois. Il s’installe lentement, en silence, jusqu’à ce que l’on ne sache plus très bien pourquoi on se lève le matin.
Brown-out : quand le travail n’a plus de sens
Le brown-out est plus subtil. Ici, ce n’est ni la surcharge, ni l’ennui, mais la perte de sens qui pèse. On se demande soudain : « Pourquoi je fais ça ? À quoi bon ? »
Cela arrive souvent quand on est confronté à des tâches que l’on juge inutiles, absurdes, ou en contradiction avec ses valeurs profondes. Il y a comme un décalage entre ce qu’on fait et ce qu’on est.
Le brown-out touche de plus en plus de salariés, en particulier ceux qui ont pris du recul après un événement marquant (parentalité, crise sanitaire, changement de poste…). Ce mal-être, bien que discret, règne dans de nombreuses entreprises où le sens et la reconnaissance sont absents.
Que faire face à ce mal être travail ?
Quelle que soit sa forme, le mal-être professionnel ne doit pas être banalisé. Il est important de ne pas rester seule face à ces ressentis. Parler, se confier, consulter… sont déjà des actes forts.
Le bilan de compétences peut aussi être une première étape très utile. Il permet de faire le point sur ses besoins, ses envies, ses talents. C’est une occasion précieuse de se reconnecter à soi, de retrouver du sens au travail, et pourquoi pas, d’envisager une reconversion professionnelle.
Des accompagnements existent, comme ceux proposés par Garance&Moi, pour aider les femmes à mieux se connaître et à construire un projet professionnel en accord avec leurs aspirations.
En conclusion
Burn-out, bore-out, brown-out… Ces maux ont des origines différentes, mais traduisent tous un mal être travail réel. Ils ne doivent pas être ignorés. Si vous vous sentez en perte d’énergie, démotivée ou en quête de sens, vous avez le droit d’en parler et d’être accompagnée.
Il est possible d’aller mieux. Il est même possible de retrouver du sens au travail. Vous n’êtes pas seule, et des solutions existent.